Torticolis 1 en ligne

Allez, le mythique numéro 1 de Torticolis, du printemps 2015, qu’on s’arrache, semble-t-il, à prix d’or sur le Boncoin, on vous le met gratis sur le site ! Vingt-et-un textes, treize auteurs, de savoureuses photos de coulisses religieuses et une bande dessinée de l’insaisissable Tupolev, vous en avez plus que pour votre argent, tas de veinards !

Il suffit de cliquer là :  Torticolis 1, et le miracle opère. Ne nous remerciez pas, notre bonté d’âme est incommensurable.

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Torticolis et Facebouquerie

La revue déboule sur les réseaux sociaux : Carole, notre éditorialiste préférée, a ouvert une page Facebook sur laquelle, je le sais, vous allez vous ruer en nombre, assoiffé(e) que vous êtes de l’actualité torticolienne.

A propos de celle-ci, sachez que l’ami Sylvain Guillaumet, grand contributeur torticoloïdien, publie un recueil de nouvelles :

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« Châteauroux. Le hall de gare. Une fin d’après-midi de mars. Pluvieuse et douce. Juste avant le train pour Paris. Voyageurs, chef de gare, militaire, vendeuses de billets et de journaux, agent d’entretien, SDF, dix-sept personnages en attente. En attente de quoi ? De qui ? A la fois tous isolés les uns des autres et reliés par cet instant, ce lieu et ces quelques notes suaves d’une guitare… »

 

Caillassage de printemps et bourde d’hiver

Pan sur le col ! Une malencontreuse erreur de mise en page a fait passer à l’as le dénouement de la nouvelle de Sylvain Guillaumet, Caillassage de printemps.
Toutes nos excuses à l’auteur bien sûr. Pour rattraper quelque peu l’impair, voici le texte complet :

Caillassage de printemps
Sylvain Guillaumet

Adamo ne mâche pas de chewing-gum et pourtant ses mandibules ne cessent
de rouler sur elles-mêmes. Frénétiquement. Ses grands yeux noirs si doux ne
parviennent plus à dissimuler une angoisse assourdissante, en même temps qu’une
concentration intense.
D’habitude, il monte sur le toit de son immeuble de dix étages pour contempler
sa cité, sa ville, le ciel. Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, en cet après-midi de mai, il y est
monté précipitamment avec une boule de feu au ventre.
Même les trois grands platanes dont les branches et les feuilles ondulent au
gré du vent ne le font pas kiffer.
Pourtant les arbres, c’est son truc.
Pourquoi ? Il s’en étonne lui-même. Lire la suite

Torticolis 6 : l’édito de Carole

Torticolis est devenu pluriel, il m’a fallu une soirée de novembre, un verre de Crémant et du feu dans la cheminée pour arriver à cette évidence : le sixième numéro de cette
revue littéraire de textes courts à la parution aléatoire est paru et :

J’y suis particulièrement attachée : plusieurs auteurs soumettent ici pour la première fois un texte à l’avis objectif d’un lectorat (mystérieux, anonyme, étranger) sans se réfugier – comme moi par exemple – derrière le rempart du dilettantisme.
Respect.
Cette maturité induit une évolution : six fois que Patrick Bléron, Yvan Bernaer et moi nous réunissons pour choisir et ordonner des écrits brefs, il est temps de pimenter nos
lectures et celles des 200 personnes qui achètent Torticolis et des milliers qui, à l’évidence, le lisent. Avis aux écrivains, donc : à vos claviers, stylos ou plumes : le numéro 7 de Torticolis donnera le « vertige » sous toutes ses déclinaisons, en sujet, en citation, au cœur ou en périphérie de chacun des textes qui y seront publiés.

A vous lire,

Carole Le Novère

Torticolis 4 dans les bacs

Le voici enfin, ce numéro 4 qui a pris son temps pour émerger, si bien pris son temps, au rythme de la marche du manchot de la couverture, qu’il arrive aux portes de l’hiver, idéalement pour trouver place au pied des sapins.

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Pas moins de vingt auteurs dans cet opus avec des petites nouvelles, Andrée Aujeu et Cécile Ploux, et des petits nouveaux, Sylvain Guillaumet, Christian Bidaux, Gérard Lelou  et Jérémy Bouquin :  chroniques tendres ou mélancoliques, poèmes intenses et brefs, micro-fictions sensibles ou carrément déjantées, il y en a encore pour tous les goûts.

A noter deux textes émouvants édités malheureusement à titre posthume : une lettre d’Etienne Cornevin, salué par Carole Le Novère dans son éditorial, et un ensemble de notes de Michel Van Grevelinge, rédigées pendant l’été 2014. Ethnologue de formation, spécialiste de musique électronique (il avait écrit sur le sujet l’essai Profil Hardcore, paru chez L’Harmattan), Michel avait choisi de venir vivre en Berry, et nous sommes quelques-uns à avoir apprécié sa personnalité indépendante. C’est dans sa petite maison qu’il s’est donné la mort en octobre dernier.

Une bonne nouvelle maintenant : l’exposition que donne dans ses murs, à Saint-Gaultier, le plasticien Sébastien Cé, dont les estampes avaient illustré notre numéro 3. Les restes du banquet présente un large éventail de sa production dans le bel espace rénové d’une ancienne droguerie.  Le bougre reçoit en fin d’après-midi ou sur rendez-vous. Et parfois même, il paye un coup.

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Gérard Depardieu et moi

Rolland Hénault est l’un des fidèles contributeurs de la revue. Toujours l’un des premiers à envoyer ses textes trempés dans l’humour corrosif. C’est d’ailleurs sur l’un d’eux que s’ouvre le troisième opus : Mon grand-père pendant la disette… La disette, pas un mot qu’on rencontre à tous les coins de journaux, et rarement (c’est un euphémisme) sur Twitter ou Facebook ; il y aurait donc comme un petit parfum nostalgique dans ces deux syllabes.

La nostalgie, c’est d’ailleurs ce que pointe Thierry Chareyre dans son émission sur France Bleu, au sujet du nouvel ouvrage de Rolland, Gérard Depardieu et moi, paru ces jours-ci aux éditions de l’Impossible. Et que ne dément pas l’auteur, qui pense que « les laboureurs étaient plus heureux que les salariés d’usine…« (lire son interview récente sur le blog de la chanteuse Elizabeth).

Gérard Depardieu, qu’il avoue volontiers n’avoir jamais rencontré, est pour lui un monstre sacré, un ancien « jeune premier agricole »qu’il aime parce qu’il a gardé au fond une âme de paysan, et pas seulement une âme, mais des gestes, des attitudes et jusqu’à des intonations. Alors, dit-il, pas question de le critiquer, d’autres s’en chargent.

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PS (29/05) : Rolland avait déjà affiché la couleur dans le Torticolis n°2, avec ce texte ciselé comme une bulle papale : Gérard Depardieu en odeur de sainteté

Torticolis 3, entre plaisir et tristesse

Le plaisir, c’est bien sûr de vous annoncer la sortie du troisième numéro de Torticolis. La couverture a pris  couleur reptilienne, de nouvelles plumes nous ont rejoints et les estampes de Sébastien Cé sont autant de plages de méditation à goûter entre deux fictions, chroniques ou poèmes. Cent vingt pages à lire et relire par rasades joyeuses ou mélancoliques parce que la littérature existe en dehors du roman, discrètement mais pleinement.

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La tristesse, c’est la disparition d’Étienne Cornevin. Il nous avait confiés quelques écrits, et nous étions heureux de l’accueillir pour la première fois à l’occasion de ce numéro printanier. Mais cet amoureux du langage, ce croqueur de mots, cet insatiable jongleur des métamorphoses nous a quittés en ce début mai. La revue était déjà partie à l’imprimerie, et nous n’avons pu le saluer comme il convient. Seuls restent ces Paçages dont il nous a gratifiés.

Mais ce n’est que partie remise. Étienne laisse une œuvre encore largement à découvrir, et nous nous emploierons à frayer les chemins de traverse qui y conduisent. Dans l’attente, on peut déjà se rendre sur son blog foisonnant et rugissant de couleur, Nouvelles-hybrides. Ou lire ce texte déjà testamentaire de janvier2016, où le drôle de zèbre retrace son parcours.

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Torticolis 2

La deuxième saison de Torticolis vient de sortir ! Le numéro d’automne 2015, fort de quatorze auteurs et de vingt-et-un textes, vous attend à la librairie Arcanes ou chez Cultura, à moins que vous ne connaissiez un des contributeurs de la revue, et qu’il vous mette en cheville avec un revendeur plus ou moins véreux sur un circuit parallèle. Pas d’inflation en tout cas sur le titre, inchangé à cinq misérables euros.

Des auteurs déjà présents dans le premier opus mais aussi de nouvelles plumes (ou faudrait-il dire claviers ?), des locaux et des non-locaux, des planches de bande dessinée bien délirantes (les Splogofpfts de François Coulaud, qui défient la phonétique française), de la fiction brève, un brin de poésie, bref de quoi alimenter rêves et cauchemars des terribles mois à venir, ou même le feu de cheminée si vous n’êtes pas content.

Couverture Torticolis 2 (4)La photo de couverture (Yvan Bernaer) ne reflète pas, évidemment, la dynamique intrinsèque de la revue…

Torticolis à Livres en fête

C’est un petit salon qui n’a pas peur des grands. Dix-huitième édition, c’est dire s’il a atteint la majorité. Livres en fête, ça s’appelle, et ça se déroule sur les deux communes de Mers-sur-Indre et Montipouret. Des libraires, des éditeurs, des livres d’artistes, un atelier gravure, une soirée lecture, le programme est riche.

salon_mersDeux auteurs de Torticolis, et non des moindres (mais je crois bien qu’il n’y a pas de moindres chez les auteurs de Torticolis), seront de la fête, à Mers. Mers, un nom qui m’a toujours fait rêver, Mers au milieu des terres, comme un  lointain souvenir de l’océan préhistorique qui les recouvrait bien avant même ces gros balourds de dinosaures. Mers, qui mériterait d’accueillir le salon des Étonnants Voyageurs, si Saint-Malo était un tantinet plus partageur.

Bref, je disais donc que deux auteurs, deux détonants voyageurs, feront escale à Mers : Yvan Bernaer et David Verdier y dédicaceront leurs polars amers. L’un est gaucher, l’autre droitier, ils sont donc complémentaires. Un achat groupé est toujours possible, il faut négocier ça avec les financiers avisés de la Bouinotte. Dites que vous venez de ma part, ça ne servira à rien, mais ça vous permettra d’engager la conversation.

Al dente et Torticolis à l’Envolée des Livres

Ce week-end, 18 et 19 avril, au couvent des Cordeliers, aura lieu la neuvième édition de l’Envolée des Livres.

La revue y sera présente, ce sera d’ailleurs l’un des volumes les moins chers de la place, profitez-en, et vous pourrez même la faire dédicacer car l’un des auteurs et membre de la troïka du comité de lecture sera lui aussi sur l’affaire. Yvan Bernaer nous a en effet cuisiné un polar à glacer le sang, Al dente, servi aux petits oignons par nos amis de la Bouinotte.

Quatrième de couverture sur le site d’iceux :

« Un tueur en série terrorise la ville de Châteauroux.
En quelques mois, quatre jeunes femmes ont été
retrouvées mortes chez elles. Le rituel est toujours le
même : la victime est allongée sur le ventre, le menton
posé sur un coussin, le crâne entièrement rasé. Telle
une chrysalide figée entre la chenille et le papillon.
Celui que la presse surnomme « Le Tondeur » a encore
frappé.
Lui donner un visage… C’est l’obsession du lieutenant
Le Loubecq, par ailleurs empêtrée dans sa vie chaotique
de mère célibataire. Malgré son intuition et son
sens exceptionnel de la déduction, l’enquêtrice
piétine. Les pistes se multiplient, les indices se contredisent.
Et le temps presse. « Le Tondeur » cherche déjà
une nouvelle proie.

Cette traque captivante et déroutante vous laissera un
goût délicieusement amer. »